Dans un entretien accordé à Altinget, le conseiller national à la sécurité, Henrik Landerholm, annonce que le gouvernement a décidé de créer un conseil national de sécurité. Ce conseil du renseignement, placé sous la direction de Landerholm, aura pour mission de favoriser « la coopération et l'échange d'informations » entre le cabinet du gouvernement et les agences concernées.

Selon Altinget, le conseil est composé de Charlotte von Essen, directrice du Service de sécurité suédois (Säpo), de Björn Lyrvall, directeur général de l'Agence nationale de radiocommunication et de renseignement électromagnétique (FRA), du chef du Renseignement militaire suédois (Must), Thomas Nilsson, ainsi que de secrétaires d'État et de cabinet des ministères de la Justice, de la Défense et des Affaires étrangères.

Le conseil se réunira régulièrement et a déjà tenu sa première réunion.

Lors de la réunion du gouvernement du 2 novembre, le Premier ministre Ulf Kristersson a présenté un point à l'ordre du jour intitulé Création d'un conseil national du renseignement. Il existait déjà auparavant un secrétariat rattaché au cabinet du Premier ministre, dénommé Secrétariat de coordination du renseignement. Selon la description figurant sur le site du gouvernement suédois, ce secrétariat est chargé d'analyser et de coordonner les informations de renseignement au sein du cabinet du gouvernement.

À la question de savoir si la coopération actuelle est insuffisante, Henrik Landerholm répond :

« La coopération en elle-même n'est pas insuffisante. En revanche, les menaces actuelles exigent une approche plus large, et les travaux du Conseil national du renseignement permettront de renforcer la coordination et le dialogue. La coopération et la coordination sont d'une importance capitale, car les menaces extérieures se manifestent souvent dans le domaine de la sécurité intérieure. »

Fin octobre, le gouvernement a annoncé que l'ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères Carl Bildt (Parti des Modérés) avait été nommé enquêteur spécial chargé de procéder à un examen des activités de renseignement suédoises.

Dans un communiqué de presse du ministère de la Défense en date du 30 octobre, le gouvernement indique que l'enquête devra évaluer les besoins en renseignement du gouvernement, des agences et des autres acteurs concernés par la sécurité de la Suède, ainsi que la manière dont ces besoins peuvent être satisfaits. La coordination, ainsi que la capacité à compiler et à analyser les renseignements afin de répondre à ces besoins, devront également être examinées. Si nécessaire, l'enquêteur devra également soumettre les propositions législatives nécessaires dans le cadre de son rapport.