La Suède et le Danemark participeront à un dialogue approfondi avec la France sur les moyens de renforcer la sécurité européenne, notamment en matière de dissuasion nucléaire. C'est ce qu'ont annoncé le Premier ministre suédois Ulf Kristersson et la Première ministre danoise Mette Frederiksen dans un communiqué commun.

L'initiative présentée par le président français Emmanuel Macron doit associer plusieurs pays européens membres de l'OTAN. Le communiqué commun précise que les discussions portent sur la manière dont les pays européens peuvent collectivement contribuer à renforcer la dissuasion dans le domaine nucléaire.

Selon les deux Premiers ministres, l'appartenance à l'OTAN (Organisation du Traité de l'Atlantique Nord) constitue le fondement de la dissuasion conventionnelle et nucléaire de l'Europe, avec la garantie de défense collective de l'Alliance prévue à l'article 5 comme principe central. L'initiative française est décrite comme un complément à la dissuasion nucléaire existante de l'OTAN, et a été préparée en concertation avec les États-Unis et l'OTAN.

La Suède et le Danemark soulignent par ailleurs que leur participation à ce dialogue n'implique aucun changement de leur doctrine nucléaire respective. Ils mettent également en avant l'étroite coopération entre les pays nordiques et baltes, qui ont été informés de cette initiative.

– Il est important de souligner que cela ne signifie pas que la Suède ou le Danemark modifient leur doctrine nucléaire du fait de l'engagement de ce dialogue, écrivent les Premiers ministres dans leur communiqué.

Cette initiative s'inscrit dans le contexte d'une dégradation de la situation sécuritaire en Europe, que les deux Premiers ministres qualifient de plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale.

– La situation sécuritaire en Europe est la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale, avec une Russie qui menace ses voisins. Nous devons être en mesure de dissuader toute agression et de préserver notre propre sécurité et liberté. Il est donc nécessaire de renforcer notre capacité de défense collective, écrivent les Premiers ministres.