Des avions de combat norvégiens ont été envoyés deux jours de suite pour identifier des aéronefs militaires russes dans l'espace aérien international au large du Finnmark (nord de la Norvège). Les incidents ont eu lieu les 10 et 11 mars, et les Forces armées norvégiennes (Forsvaret) décrivent ces incidents comme prévisibles dans le cadre de l'exercice Cold Response 2026.

– Même si cette activité est prévisible, il est important pour l'OTAN de localiser et d'identifier les aéronefs. Cela contribue à maintenir une vue d'ensemble de leur fréquence et de leurs schémas de vol, tout en démontrant que nous avons le contrôle et que nous surveillons le trafic aérien dans notre voisinage immédiat, écrit le Forsvaret dans un communiqué de presse.

Dans la matinée du mardi 10 mars, un Ilyushin Il-20M a évolué dans l'espace aérien international au large du Finnmark. Cet aéronef est utilisé par l'armée russe à des fins de reconnaissance et de surveillance. L'appareil a été identifié et escorté par deux F-35 de la base aérienne d'Evenes avant de virer vers le nord depuis Sørøya et de regagner la péninsule de Kola aux alentours de midi.

Les vols se sont poursuivis le mercredi, lorsqu'un autre Ilyushin Il-20M a évolué transpondeur éteint, mais a été détecté de manière routinière par les capteurs norvégiens vers 09h30. Deux F-35 norvégiens en alerte ont décollé de la base aérienne d'Evenes. Ils ont identifié et escorté l'appareil le long de la côte norvégienne avant qu'il ne vire vers le nord au large des Vesterålen. L'appareil a ensuite effectué deux passages vers le sud, jusqu'aux Lofoten, avant de regagner la péninsule de Kola vers 13h30.

Le Forsvaret indique qu'il effectue environ 40 missions de ce type par an dans le cadre de l'alerte de réaction rapide (QRA, Quick Reaction Alert). Les incidents sont décrits comme routiniers et prévisibles, en particulier lors de grands exercices tels que Cold Response 2026, actuellement en cours dans le nord de la Norvège avec environ 25 000 soldats provenant de 14 pays membres de l'OTAN.

– Il est important de souligner que ces vols russes n'ont rien d'inhabituel ni de dramatique, et que la Russie a le droit de les effectuer. Les aéronefs russes avaient vraisemblablement pour objectif de recueillir une connaissance de la situation concernant l'activité alliée dans le cadre de Cold Response 2026, écrit le Forsvaret dans son communiqué de presse.