Le gouvernement norvégien prévoit de créer une nouvelle autorité commune pour le contrôle de sécurité civil et militaire. L'autorité s'appellera le Klareringsdirektoratet (KDIR) et fusionnera les acteurs actuels dans ce domaine. C'est ce qui ressort d'un communiqué de presse du ministère de la Justice et de la Préparation.
– Les informations importantes pour la sécurité nationale doivent être protégées. Pour la sécurité de la Norvège, il est essentiel d'habiliter les personnes qui traitent de telles informations. Aujourd'hui, les délais de traitement sont trop longs, les procédures sont complexes et de nombreuses entreprises subissent des temps d'attente lorsqu'elles ont besoin d'une habilitation de sécurité pour leurs employés. Nous allons y remédier, déclare la ministre de la Justice et de la Préparation, Astri Aas-Hansen, dans le communiqué de presse.
Le Klareringsdirektoratet sera établi à Moss (sud de la Norvège). L'objectif est de rationaliser et de moderniser le système actuel de contrôle de sécurité, dont les délais de traitement sont, selon le gouvernement, actuellement trop longs et les procédures trop complexes.
La proposition prévoit que l'autorité civile d'habilitation (SKM), des parties de la division de sécurité des Forces armées norvégiennes ainsi que certaines missions de l'Autorité nationale de sécurité soient regroupées au sein du nouveau directorat.
Le Klareringsdirektoratet sera organisationnellement placé directement sous l'autorité du ministère de la Justice et de la Préparation et fonctionnera comme un organe central d'expertise en matière de contrôle de sécurité conformément à la loi sur la sécurité. L'autorité devrait également jouer un rôle important au sein de la défense totale norvégienne.
La création de cette autorité est subordonnée à l'approbation par le Storting (Parlement norvégien) d'une modification législative. Si tel est le cas, le plan prévoit que la nouvelle autorité soit opérationnelle le 1er janvier 2027.
Un système d'habilitation implique généralement qu'une personne soit examinée et approuvée selon un niveau de sécurité particulier. La personne approuvée lors d'un tel examen peut recevoir un certificat attestant que le contrôle de sécurité a été effectué.
En Suède, le contrôle de sécurité est en revanche lié à un poste spécifique. En novembre de l'année dernière, le gouvernement suédois a annoncé qu'il avait lancé une enquête sur le système d'habilitation. Le rapport devra être remis dans un délai de 18 mois à compter de l'annonce.
Les systèmes d'habilitation sont déjà appliqués dans de nombreux pays membres de l'OTAN.

