Des entreprises finlandaises, danoises et suédoises ont utilisé l'exercice REPMUS 2026 au Portugal pour tester des systèmes sans pilote dans les domaines de la lutte contre les mines, de la lutte anti-sous-marine et de la surveillance.

L'entreprise danoise UMag Solutions a indiqué avoir « bouclé la boucle » avec ses partenaires Xer Technologies et Tethys Robotics. Un drone a détecté une mine marine. Un véhicule sous-marin en a ensuite effectué la confirmation visuelle, le tout dans le cadre d'une opération continue.

UMag a également fourni son détecteur d'anomalies magnétiques FastMag à UMS Skeldar. L'entreprise a fait voler des drones hélicoptères Skeldar V-200 avec le contingent suédois, aux côtés d'équipages belges et néerlandais. Elle a précisé que ces essais visaient à explorer comment le V-200 pourrait appuyer la lutte anti-sous-marine.

L'entreprise finlandaise Kelluu a indiqué que l'Agence européenne de défense (AED) avait mis en avant ses dirigeables autonomes lors de l'exercice. L'entreprise affirme que ces dirigeables offrent des capacités de renseignement, surveillance et reconnaissance (ISR) persistantes à basse altitude, ainsi qu'un relais de communications.

La Suède a déployé 28 systèmes sans pilote lors de REPMUS, comme rapporté précédemment par NDS. Pour le capitaine de corvette Magnus Lind, de la marine suédoise (Marinen), la leçon à retenir était celle de l'intégration.

« Un excellent radar, sonar, UAV, USV ou UUV ne crée pas automatiquement un effet militaire. Le STANAG 4817 n'a peut-être pas l'air aussi passionnant que la prochaine génération de drones, mais la capacité à réellement commander et utiliser différents systèmes ensemble est une condition préalable pour passer de plateformes individuelles à une véritable capacité opérationnelle », a-t-il écrit.