– Nous vivons une époque dangereuse, et il en sera ainsi pour un avenir prévisible. Les menaces contre la Suède sont larges, complexes et graves. Nous devons en tirer des conclusions et agir en conséquence, déclare le chef du Must, le général de corps d'armée Thomas Nilsson, dans un communiqué de presse des Forces armées suédoises (Försvarsmakten).
La revue annuelle souligne que l'évolution de la situation en Ukraine est centrale pour la sécurité en Europe. Selon le Must, un cessez-le-feu ou une réduction de l'intensité des combats pourrait permettre à la Russie de redéployer des ressources militaires vers la région de la mer Baltique, zone d'une grande importance stratégique. Il est toutefois souligné que cette évolution n'est pas prédéterminée.
Au-delà de la menace militaire conventionnelle, le Must signale une activité croissante dans le domaine de la guerre hybride, où des adversaires recourent à des méthodes telles que la désinformation, les cyberattaques et le sabotage afin d'influencer et de déstabiliser la société. Au cours de l'année écoulée, le Must a identifié de nouvelles méthodes, notamment le recours à des mandataires dans le cadre d'attentats perpétrés dans plusieurs pays européens.
La revue annuelle décrit également une menace de renseignement croissante émanant de pays tels que la Chine, l'Iran et la Russie, dont les acteurs ciblent les technologies suédoises à usage militaire potentiel.
– Pour renforcer les capacités de notre défense totale (Totalförsvar), il est primordial que la Suède affronte les menaces pesant sur notre société par une approche coordonnée et globale, écrit Thomas Nilsson dans la préface de la revue annuelle.
Le Must souligne que la Suède a renforcé sa sécurité grâce à son adhésion récente à l'OTAN et à un approfondissement de la coopération avec les pays partenaires. Il est parallèlement souligné l'importance de poursuivre les efforts visant à renforcer la résilience et l'endurance de la défense totale.

