— La mission de la police militaire est de maintenir l'ordre général et la sécurité au sein des Forces armées suédoises. L'enquête sur une infraction commise est une tâche qui ne figure pas dans le mandat de la police militaire. Ma conclusion est qu'il n'existe aucun fondement législatif permettant à la police militaire de participer à une enquête pénale, déclare le JO Per Lennerbrant à Dagens Juridik.
Un accord actuel conclu avec l'Autorité nationale de police (Polismyndigheten) et l'Autorité nationale des poursuites (Åklagarmyndigheten), qui autorise la police militaire à assister dans les enquêtes pénales, est jugé juridiquement invalide par le JO. Ce dernier a également souligné que les compétences des agents de police devraient être réglementées directement par la loi et non par voie réglementaire, et a soulevé la question auprès du gouvernement.
— La police militaire a toujours assisté la police et le parquet dans les enquêtes pénales au sein des Forces armées suédoises. Or, le JO a désormais constaté que les conditions juridiques nécessaires à cela font défaut, écrit le député modéré et membre de la Commission des affaires juridiques (Justitieutskottet) Fredrik Kärrholm, sur X (anciennement Twitter), avant de poursuivre :
— Il nous appartient donc tout simplement de veiller à adopter les lois nécessaires. C'est une évidence.

