Le ministère finlandais de la Défense a élaboré un projet de loi soumis à consultation publique, qui permettrait des dérogations à l'interdiction d'importer et de manipuler des armes nucléaires dans le cadre de la coopération avec l'OTAN et de la défense nationale. La date limite pour soumettre des observations est le 2 avril 2026.

Selon la réglementation en vigueur, il est interdit d'importer des charges nucléaires en Finlande, ainsi que de les transporter, livrer ou détenir sur le territoire national. Le nouveau projet de loi propose que ces restrictions puissent faire l'objet de dérogations dans des situations liées à la défense nationale de la Finlande, à la défense collective de l'OTAN ou à la coopération en matière de défense.

Selon le ministère de la Défense, cette modification rendrait la législation finlandaise plus compatible avec le fonctionnement de l'OTAN. La proposition s'inscrit dans le cadre des réformes législatives que le gouvernement du Premier ministre Petteri Orpo juge nécessaires pour l'intégration de la Finlande au sein de l'OTAN, dont le pays est membre depuis 2023.

Dans son communiqué de presse, le ministère de la Défense indique que la modification vise à renforcer la dissuasion dans un contexte sécuritaire imprévisible et à contribuer à maintenir un seuil élevé contre toute agression militaire à l'encontre de la Finlande et de l'OTAN.

Le ministère de la Défense souligne par ailleurs que la modification législative ne signifie pas que l'OTAN ou la Finlande envisage de stationner des armes nucléaires sur le territoire finlandais.

– La modification proposée ne signifierait pas que la Finlande chercherait à disposer d'armes nucléaires sur son territoire. La Finlande ne cherche pas à avoir d'armes nucléaires sur son territoire, et l'OTAN ne prévoit pas non plus une telle mesure.

La Finlande, comme les autres pays membres de l'OTAN, est partie au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) et s'engage à continuer de respecter celui-ci ainsi que les autres accords internationaux, selon le ministère.

Le projet de loi est actuellement soumis à consultation publique. La date limite pour soumettre des observations est le 2 avril 2026.