La Commission européenne a approuvé les plans nationaux de huit États membres supplémentaires dans le cadre du programme SAFE (Security Action for Europe), dont celui de la Finlande, ouvrant ainsi la voie à de nouveaux prêts de plusieurs milliards d'euros destinés à renforcer les capacités militaires de l'Europe et son industrie de défense.

Le programme SAFE permet aux États membres de l'UE de soumettre des plans nationaux afin d'accéder à des financements et d'accélérer ainsi leurs investissements dans leurs capacités de défense. Le programme prévoit un total de 150 milliards d'euros de prêts aux États membres dont les plans sont approuvés. Plus tôt dans la semaine, Nordic Defence Sector rapportait que huit pays, dont le Danemark, avaient obtenu l'approbation de leurs plans par la Commission européenne. Au total, 19 pays ont soumis des plans nationaux dans le cadre du programme, et huit pays supplémentaires viennent désormais d'obtenir le feu vert.

Parmi les pays dont les plans ont été approuvés figurent la Finlande ainsi que les États baltes : l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie. La Pologne, l'Italie, la Slovaquie et la Grèce font également partie de ce dernier groupe. Selon la Commission européenne, ces pays ont sollicité un total de 74 milliards d'euros de financement, ce qui représente environ la moitié du montant total que la Commission prévoit d'emprunter pour financer le programme SAFE.

Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive de la Commission européenne chargée de la souveraineté technologique, de la sécurité et de la démocratie, a commenté cette décision dans une déclaration officielle :

– L'Europe renforce sa défense et sa sécurité. Dans le contexte géopolitique actuel, des mesures rapides s'imposent. Avec ce deuxième cycle de financement, de nouvelles étapes sont franchies vers le renforcement de la sécurité et de l'autonomie de l'Union, déclare Virkkunen.

La Pologne a sollicité la part la plus importante du financement, soit 43,7 milliards d'euros. La Finlande a demandé 1 milliard d'euros, tandis que la demande du Danemark s'élève à 47 millions d'euros. Au total, la Commission européenne a désormais approuvé 16 des 19 plans soumis. La République tchèque, la France et la Hongrie font toujours l'objet d'un examen.