Selon des informations rapportées par le journal suédois Expressen, le couple arrêté dans la région de Stockholm (capitale de la Suède) le 17 octobre aurait eu de longues carrières au sein de l'État. L'homme aurait travaillé pendant de nombreuses années au sein des Forces armées suédoises (Försvarsmakten), tant en Suède qu'à l'étranger. L'épouse de l'homme occuperait également, selon le journal, un poste sensible au sein d'une agence gouvernementale suédoise.

Le couple a été interpellé et placé en garde à vue dans la matinée du mardi dans la région de Stockholm, à la suite d'une opération menée par la Police de sécurité suédoise (Säkerhetspolisen, SÄPO). L'affaire est traitée par la SÄPO sous la direction de procureurs de l'Unité nationale chargée des affaires de sécurité (Riksenheten för säkerhetsmål). L'enquête préliminaire est dirigée par les procureurs Per Lindqvist et Mats Ljungqvist, qui sont les mêmes procureurs ayant traité l'affaire des frères espions condamnés Peyman et Payam Kia.

Selon Expressen, l'homme serait « parfaitement familiarisé avec les systèmes militaires russe et ukrainien » et aurait également eu des liens avec le Renseignement militaire suédois (MUST, Must), ayant occupé plusieurs postes importants tant en Suède qu'à l'étranger. L'épouse de l'homme occuperait un poste extrêmement sensible au sein d'une agence gouvernementale, selon une source citée par le journal. Aujourd'hui, l'homme travaille dans une autre agence gouvernementale que les Forces armées suédoises.

Certains ministres, tels que le ministre de la Défense Pål Jonsson et le ministre de la Justice Gunnar Strömmer, ainsi que la haute direction des Forces armées suédoises, auraient été informés de l'affaire.

Les enquêteurs de la SÄPO auraient effectué un grand nombre de saisies tant au domicile du couple à Stockholm que dans au moins une autre adresse, selon les informations d'Expressen. Des saisies ont également été effectuées dans la cave du couple. Selon l'article, on ignore si des découvertes particulières ont été faites lors de ces saisies qui viendraient renforcer les soupçons d'infraction pénale.