Le Danemark a signé un contrat avec le norvégien Kongsberg Defence & Aerospace pour la livraison d'un système de défense côtière terrestre basé sur le missile anti-navire Naval Strike Missile (NSM). Le système vise à renforcer la capacité à contrôler les eaux danoises et à contrer les menaces maritimes depuis la terre. Le contrat est évalué à plus de 100 millions d'euros et les livraisons débuteront en 2026.

L'autorité danoise d'acquisition de matériel de défense, la FMI (Forsvarsministeriets Materiel- og Indkøbsstyrelse), a annoncé lundi que le contrat porte sur une batterie complète du type Naval Strike Missile Coastal Defence System (NSM CDS). Le système comprend des missiles, des systèmes de conduite de tir et de mise à feu, ainsi que des plateformes de lancement mobiles. Le contrat a été attribué par voie d'acquisition directe et est financé par le fonds d'accélération danois.

– Avec cette acquisition, nous obtenons rapidement une capacité moderne et pérenne qui peut, depuis la terre, opérer en coordination avec les navires de la flotte. Cela renforce notre capacité de dissuasion, déclare le contre-amiral Søren Kjeldsen, commandant de la marine danoise.

Le système est considéré comme jouant un rôle clé dans le contrôle des détroits danois et des eaux de la Baltique occidentale, et est décrit par la FMI comme une composante déterminante pour renforcer la souveraineté du Danemark et sa disponibilité opérationnelle.

Selon le fabricant, le Danemark devient le cinquième pays de l'OTAN à acquérir ce système de défense côtière terrestre, après la Pologne, les États-Unis (Corps des Marines), la Roumanie et la Lettonie. Le Danemark avait déjà commandé des missiles NSM pour ses frégates, et augmente désormais le nombre total de systèmes déployés dans la région de la mer Baltique.

Le directeur général de Kongsberg, Eirik Lie, souligne la décision du Danemark comme une confirmation de la valeur opérationnelle du système :

– Cela donne au Danemark la capacité de contrer les menaces maritimes modernes depuis la terre et contribue à accroître la présence du système NSM de la mer Baltique à la mer du Nord.